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Concert "Bij de Vieze Gasten"

Concert "Bij de Vieze Gasten"

The 23th of may we're playing in a lovely theater is Ghent called "Bij de ...

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Concert "Bij de Vieze Gasten"

The 23th of may we're playing in a lovely theater is Ghent called "Bij de Vieze Gasten"
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http://www.deviezegasten.be/

Release concert Arbres

Release concert Arbres

We'll be releasing 'Arbres' next monday, 28th of October. Mount Meru will be the support ...

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Release concert Arbres

We'll be releasing 'Arbres' next monday, 28th of October. Mount Meru will be the support act for Yasmine Hamdan in the AB Club, Brussels. Tickets: www.abconcerts.be

New album: ARBRES

New album: ARBRES

Trees purify what we leave filthy. They are slow where we are in a hurry. ...

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New album: ARBRES

Trees purify what we leave filthy. They are slow where we are in a hurry. The brakes on our extravagance.
 
Mount Meru’s first record is a fifty-minute cry of lament and passion. About boredom, disbelief and progress in a world that rumbles on.
 
Arbres is the craft of song-writing and the freedom of play.
 

Concerts

'14

23 May

Bij' De Vieze Gasten, Gent

20:30

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Release

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Arbre II
 
Près de la fin
je saurai
que j’ai pressé,
et dissipé
la poignée de temps,
le peu de poids,
qui sont alloués à moi.
 
            L’arbre,
            germé plus tôt,
            sera là
            quand tous les souvenirs
            de moi
            seront des cendres
            dispersées et envolées
            Quelle lenteur du temps.
 
Quelques fois,
j’avoue,
j’ai désiré
un vendredi,
un printemps,
l’aube qui embaume
ou le crépuscule qui brûle.
 
            De la même poignée
            l’arbre perd
            un seul grain
            chaque hiver,
            un souffle
            chaque mois
            Quelle lourdeur, quel poids.
 
Près de la fin, va-t-on voir la hâte insensée et les gorgées gloutonnes?
Et l’arbre va-t-il balayer patiemment les saletés de son sol?
Le bonheur
 
Les ombres des étoiles,
peuvent à cet instant
te couvrir, mon amant.
 
Nulle part
ailleurs que ce désert,
il fait nuit noire.
 
            Tout va bien,
            tout va toujours bien
            si les étoiles restent suspendues
             à ce qu’on nomme “au-dessus”
 
            Tout va bien
            tout va toujours bien (va : kopstem)
            si ta voix résonne,
            si ton nom ronronne.
 
Je retiens le souffle,
je le fais pendant des heures,
tu subsistes encore.
 
Je vis en évidence,
inodore, incolore,
l’amour existe encore.
 
 
Dormez bien
 
C’est une bande qui leur reste
bientôt ce n’est qu’un trait
Les autours dans le ciel
les pigeons, colombes de la paix
se hâtent vers des lieux moins cruels

Les mères chantonnent la berceuse:
Dormez bien, petits fils.
 
Le monde prend le train
mange sa soupe à 17 h 20,
ne médit pas de son voisin,
fait tout pour ne pas dire:
"Pas sur ma terre!"

Le monde est épuisé:
Dormez bien et on verra demain.
 
N’abusez pas des cicatrices
qui ne vous appartiennent pas
ni des Dieux pour des choses banales, humaines
Ne vous cachez pas aux maisons blanches
même votre Dieu vous y trouvera

Entretemps je vous souhaite:
Dormez bien, Israël.
 
Le progrès (est une idée saugrenue)
 
L’homme vit en cercles sans savoir qu’il revient à point zéro des milliers de fois.
Tout est toujours nouveau.
Ce n’est que la hauteur de la tour qui pousse, la grandeur dans les ornements.
 
Le progrès est une idée saugrenue.
 
L’homme ne connaît plus des putains de l’âge de fer.
Ce sont les métaux d’honneur drapés au cou.
Un podium de tant de degrés, où il n’y a qu’un vainqueur.
 
Le progrès est une idée saugrenue.
 
Le progrès tourne le dos
au balancement de la nature,
aux cycles révélés et calculés.
Le progrès lève l’humain
à la solitude du succès,
d’un but unique, d’un état parfait.
instrumental
Mission
 
Qui choisit encore
Qui admet de choisir
Qui pleut dans le désert
Qui pleut une mer
 
            Ses larmes me manquent
            Ses larmes me manquent
            Ses larmes me manquent
            sur l’arène sèche
 
Qui écoute
quand on ne crie pas ?
tout reste silencieux
je ne suis pas fâchée, je suis déçue.
 
L’ennui
 
Les enfants dorés le savent déjà :
les oiseaux volent, nous volons plus hauts.
 
L’enfant doré ne regarde jamais en haut,
parce que le soleil brille sur son harnais.
 
Je me trouve étendu,
regardant en haut,
cherchant le sens
que moi, j’ai rejeté
deux oiseaux glissent
mon père saurait les dénommer
mais moi non
je sais pourtant
qu’ils chassent l’ennui.
 
Les jeunes d’auparavant,
les jeunes du lendemain
sont des vieillards dans leur tête
Et l’ennui,
l’ennui insupportable
est la maladie de notre temps.
 
instrumental
… Que la terre lui a chuchoté
 
Au jour le jour
au petit jour
au grand jour
dans le faux jour
aux jours fériés
jours sataniques
on boit
grand vin
vin vieux
de ton ombilic.
 
Chut, chut, oh, oh,
            silence, silence,
            ne nous remet pas au Vent.
 
On vide
on casse
on chasse
le cerf
et le faon
on cueille
on plume
et on épuise
le sien
et cela d’autrui.
 
La terre
muette
muette et
muselée
le passe au Vent
qui va
tôt ou tard
rager
rager
sans fin, sans frein.
 
La poésie du mécréant
 
Je vois la mer,
tu vois la mer,
je viens ici pour le sens d’éternité.
 
ce jour je chéris,
ce jour que je serre
et passent mille jours encore pour m’oublier.
 
il n’y a rien à perdre,
rien sauf une goutte de pluie,
rien à garder et donc je le te donne aujourd’hui.
 
la goutte qui tombe,
flotte sur l’eau salée,
une goutte infinie dans un océan illimité.
Sous verre
 
Dieu est un miroir,
un théâtre
et la scène est à vous.
Vous êtes le comédien, le détective, la jeune fille, l’aristocrate.
Le regard du grand juge vous suit partout.
 
La nature est une fenêtre,
une peinture,
panorama, pagaille.
Un moment de bien-être, êtres, dévorants et dévorés.
Entre le brouillard vif et vécu vous n’êtes qu’un détail.
 
            L’idylle est foulée
            par nos pas grossiers.
            L’innocence
            par la conscience
            de nos puanteurs
            et l’odeur
            dure
            de la vie en général.
            Il nous reste la nature.
 
Arbre
 
Tu es un arbre
dans un champ de blé
grimpé plus haut
profondément enraciné
Tu es l’arbre
dans un champ de blé.
 
Ta musique bruisse
comme les feuilles et le vent,
craque et casse
comme un tourbillon tendre
Tu es l’arbre
et son chant.
 
            Tu connais l’ivraie
            et le bon grain
            Tu connais le mal
            et le bien
            Sans l’avoir choisi,
            né un fou,
            soit un génie.
 
Tu es un arbre
mort seul, mais pas cédé
 des petits oiseaux chantent des petites chansons
sur les branches mortes de ton souvenir
Tu es l’arbre
dans un champ de blé.
 
Bird

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Arbres

Arbres

Trees purify what we leave filthy. They are slow where we are in a hurry. The brakes on our extravagance.
 
Mount Meru’s first record is a fifty-minute cry of lament and passion. About boredom, disbelief and progress in a world that rumbles on.
 
Arbres is the craft of song-writing and the freedom of play.
 

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Arbres

Trees purify what we leave filthy. They are slow where we are in a hurry. The brakes on our extravagance.
 
Mount Meru’s first record is a fifty-minute cry of lament and passion. About boredom, disbelief and progress in a world that rumbles on.
 
Arbres is the craft of song-writing and the freedom of play.
 

Veer

Mount Meru is a gathering place.
 
Musicians who wander about in the open water of free improvisation return to one of their old loves: songs.
 
Because songs are friendly and volatile, but under the sheet of lightness they can bark and bite.
 
Mount Meru looks at the falling rocks, heroic achievements and at the edges of society.

Ascending Mount Meru, you look out on its big brother, the Kilimajaro. Climbing this last is the most glorious, Mount Meru is the most beautiful road.


Mount Meru is:
Sanne Huysmans: voice, words, music
Niels Van Heertum: euphonium, music
Seppe Gebruers: piano
Benjamin Sauzereau: guitar
Hugo Antunes: double bass
Lander Gyselinck: drums

 
 
 
 
 
 
 
  

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23 May
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Bij' De Vieze Gasten, Gent,

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